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Charles Marinakis (Century 21 France)

Publié le 05/02/2024

Charles Marinakis (Century 21 France) : "Si je devais avoir un regret, ce serait de ne pas m'être lancé plus jeune dans l'investissement immobilier"

Charles Marinakis (Century 21 France) : Le Figaro Immobilier part à la rencontre des figures du secteur pour connaître leur stratégie immobilière personnelle. Premier entretien avec Charles Marinakis, président de Century 21 France.

Figaro Immobilier. Comment avez-vous démarré dans l'immobilier ?         

Charles Marinakis. J'ai débuté dans l'immobilier de commerce. J'ai fait des études jusqu'en 1985 et, une fois diplômé de l'Ecole des Dirigeants et Créateurs d'Entreprise, j'ai créé une première entreprise de fabrication de luminaires, que j'ai revendue 18 mois plus tard. Puis je me suis lancé dans le commerce de détail, à la fois dans des magasins de prêt-à-porter et dans des magasins de bijouterie fantaisie. Pour le développement de ces marques, j'ai mécaniquement acheté des fonds de commerce. C'est ainsi qu'est venue ma passion pour ce métier.

Quel conseil donneriez-vous à nos lecteurs futurs investisseurs ?

Mon conseil, quand vous démarrez, c'est de privilégier l'investissement immobilier de proximité, avec une petite surface, en première ou deuxième couronne de votre résidence principale. Je vous déconseille un investissement locatif à 500 kilomètres de chez vous. Quand vous êtes jeune, que vous investissez dans l'immobilier avec de la défiscalisation, mieux vaut acheter dans un environnement familier avec vos repères d'espace et de prix. Quand on est jeune investisseur, on n'a pas les moyens d'être en difficulté. Il faut se mettre dans des situations où l'on maîtrise son risque. Il y a quelques années encore, ceux qui ont acheté des studios en première ou deuxième couronne de Paris ont fait un bon investissement immobilier, avec un bon rendement.

Quelles sont les conditions à remplir pour investir dans l'immobilier ?

Il faut être très attentif au marché immobilier, avoir une grande confiance en soi et en l'avenir. Si je devais avoir un regret, ce serait de ne pas avoir commencé plus jeune, car cela a limité quelque part ma capacité d'endettement. Il faut aussi avoir confiance dans le temps, c'est notre meilleur allié. Vous vous retournez, le temps est passé, le crédit est remboursé et vous avez de nouveau une capacité d'emprunt, en plus de vous être constitué du patrimoine. Si vous commencez à 40 ans, que vous prenez un prêt sur une vingtaine d'années, il va vous falloir attendre la retraite pour être solvable.

 

Démarrer le plus jeune possible et avoir confiance en l'histoire de l'immobilier. Car il y a toujours des cas d'exception, mais si on fait un bilan global des trente dernières années, le marché immobilier, dans l'ensemble, reste stable. Il faudrait vraiment une crise incroyable, comme celle que j'ai connue avec la guerre du Golfe. C'était vraiment une crise difficile. Au pire, votre investissement ne prend pas de valeur mais, pendant ce temps, vous vous êtes constitué un patrimoine.

Quel est votre pari immobilier le plus fou ?

Par opportunité et par hasard, je me suis retrouvé propriétaire avec mon frère – après nous avons revendu – d'un établissement original situé Rue des Martyrs, dans le 18e arrondissement de Paris, qui est Madame Arthur, un célèbre cabaret. Au départ, nous étions propriétaires du Divan du Monde, une salle de concert Rue des Archives, dans le 3e arrondissement, puis, par ricochet, de ce fameux cabaret. Ce n'est pas forcément le choix d'investissement que nous aurions fait au départ : nous aurions peut-être davantage penché pour des investissements dans des murs de commerces, plus "rationnels". Cela dit, on n'aurait jamais dû revendre ces cabarets, car c'était assez rentable !

Quel est votre prochain investissement immobilier ? Ce que vous avez en vue ou ce dont vous auriez envie ?

En vue, je n'ai rien de particulier car je n'ai plus le temps de faire de l'acquisition immobilière. Mais ce dont j'ai envie… C'est une bonne question. J'achèterais bien un hôtel en investissant pour pouvoir transformer le dernier étage en appartement personnel. A Paris, il faudrait casser la tirelire, mais au bord de mer pourquoi pas… Avec une belle terrasse, vue mer, service hôtelier…

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